Par leur proximité avec les citoyens et leur capacité à mobiliser les acteurs locaux, ces élus sont en première place pour répondre aux enjeux de prévention au sein de leur territoire.
Représentant de l’État dans la commune, il est aussi le chef de l’administration communale. Il gère le budget, les écoles maternelles et primaires, les bâtiments communaux, la voirie, l’urbanisme, le logement communal, les équipements sportifs et culturels ainsi que les services municipaux.
Le maire est également responsable de la sécurité, de la tranquillité et de la salubrité publiques : il doit prévenir les différents risques, gérer les situations de crise, veiller à la sécurité des bâtiments, intervenir en cas de danger, mettre en place des plans de prévention comme le plan canicule ou le plan grand froid. Cette responsabilité fait déjà de la commune un maillon de la prévention, notamment face aux risques sanitaires, climatiques ou sociaux.
Les communes interviennent aussi très concrètement dans le champ social et dans l’accompagnement des situations de fragilité. Avec le vieillissement de la population, la perte d’autonomie, la situation des aidants ou encore les difficultés d’accès aux soins, les maires et leurs équipes sont de plus en plus confrontés à des situations humaines complexes, qui ne relèvent pas uniquement de l’administratif mais surtout de l’accompagnement et de l’orientation.
Même si l’action sociale relève principalement du département, les élus locaux sont souvent les premiers à agir. Lorsqu’une personne âgée commence à perdre en autonomie, lorsqu’un aidant s’épuise, lorsqu’une personne se retrouve isolée ou en difficulté, la mairie est souvent le premier lieu vers lequel on se tourne. Les élus locaux jouent alors un rôle d’alerte, d’orientation et de coordination entre les différents acteurs : services sociaux, associations, services d’aide à domicile, professionnels de santé, caisses de retraite ou mutuelles.
Une prévention efficace repose sur la proximité, la connaissance du territoire et le travail en réseau. C’est ce qui fait la spécificité de l’action des élus locaux : ils ne sont pas seulement des décideurs, ils sont aussi des acteurs de terrain, en prise directe avec la réalité quotidienne des habitants.
C’est dans ce cadre que les communes interviennent de plus en plus en matière de prévention. Soutenir la lutte contre l’isolement, favoriser l’installation de professionnels de santé, accompagner les aidants, développer des actions de prévention santé : toutes ces initiatives, rarement spectaculaires mais essentielles, ont pour objectif commun, d’éviter que les situations ne se dégradent.
La prévention ne commence pas toujours à l’hôpital ou dans les grandes politiques publiques : elle naît au détour d’un signalement, d’un appel téléphonique, d’un logement adapté ou d’un service d’aide mis en place à temps. Dans cette prévention du quotidien, les élus locaux jouent un rôle déterminant, au plus près des habitants et des réalités du terrain.
Faire le choix de la prévention, c’est s’engager à agir en amont, en combinant humanité et pragmatisme. C’est donner à chacune et chacun les clés pour mieux comprendre et agir sur sa santé et son bien-être mais aussi sur ceux de la communauté dans son ensemble.
Les élus locaux sont en première ligne mais ils ne peuvent agir seuls. Une prévention efficace repose sur un travail collectif : communes, départements, professionnels de santé, services d’aide à domicile, associations, caisses de retraite, mutuelles et acteurs de la protection sociale ont chacune et chacun leur rôle à jouer.
Mais pour que cette cohésion existe, l’ensemble de ces acteurs doivent être identifiés et en capacité d’intervenir rapidement. C’est tout l’enjeu de la prévention aujourd’hui : mieux travailler ensemble, partager l’information, accompagner plus tôt et éviter que les situations ne se dégradent.
La prévention ne se décrète pas. Elle se construit sur le terrain, dans les territoires, au plus près des habitants, avec l’ensemble des acteurs locaux. Et dans cette chaîne de prévention, les élus locaux occupent une place essentielle : celle du premier maillon, celui qui voit, qui écoute, qui alerte et qui agit.
Le saviez-vous ? Dans les communes de plus de 1 500 habitants, la loi impose l’existence d’un Centre communal d’action sociale (CCAS), présidé par le maire. Dans les communes plus petites, ces missions sont assurées directement par la mairie ou par un Centre intercommunal d’action sociale (CIAS).
Le CCAS accompagne notamment les personnes en difficulté, en raison de l’âge, d’un handicap, d’une perte d’autonomie… Il aide à l’accès aux droits, soutient le maintien à domicile, participe à la lutte contre l’isolement et accompagne les aidants.
Appels dans le cadre du plan canicule pour s’assurer que tout va bien et intervenir rapidement si nécessaire, orientation vers le CCAS ou les services sociaux locaux pour adapter le domicile en cas de perte de mobilité…
La prévention, c’est aussi cela : agir tôt, simplement, pour éviter que les situations ne deviennent plus graves.
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