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Violences sexistes et sexuelles : une prise de conscience nécessaire

Notre société évolue vers davantage de respect et d'attention aux personnes et aux mots. Comprendre cette transformation, c'est aussi mieux prévenir les violences sexistes et sexuelles qui traversent toutes les sphères de la vie.

Les violences sexistes et sexuelles : un phénomène global

Elles peuvent se produire au travail, dans la sphère familiale, conjugale, dans l’espace public, les transports, les études, ou en ligne. Parce qu’elles touchent à l’intime, ces violences restent souvent difficiles à nommer. 

Pendant longtemps, des comportements jugés « innocents » – un commentaire sur le corps, une réflexion sexuelle, un geste intrusif – pouvaient blesser profondément. Ces micro-agressions, répétées au quotidien fragilisaient, isolaient ou nourrissaient un terrain propice à des violences plus graves. Aujourd’hui, reconnaître leur impact est une avancée cruciale : elle permet un environnement plus respectueux, plus sûr.  

Identifier les violences sexistes et sexuelles, c’est offrir à chacun la possibilité de reconnaître ce qu’il vit ou voit, et de savoir qu’il existe des ressources pour être accompagné. 

Quand une phrase en dit long

« On ne peut plus rien dire » : une expression que l’on entend fréquemment dès que les questions de sexisme ou de comportements déplacés émergent. Elle traduit une impression de crispation : celle d’une société où certaines paroles ne sont plus tolérées. Mais cette mutation, loin de brider la liberté d’expression, révèle surtout une prise de conscience collective. 

Mieux dire, mieux vivre ensemble

Ce n’est pas la liberté de parole qui se rétrécit : c’est notre conscience du respect qui grandit. On ne peut plus banaliser ce qui porte atteinte à la dignité, mais on peut mieux dire. Un humour plus respectueux, une écoute plus attentive, une vraie prise en compte du ressenti de l’autre : c’est une transformation positive de notre manière de vivre ensemble

5 idées reçues à déconstruire 

  1. « Ce ne sont que des mots. » Les mots peuvent blesser et ouvrir la voie à des violences plus graves. 
  2. « Si elle ne dit rien, c’est qu’elle est d’accord. » Le silence n’est jamais un consentement. 
  3. « C’était de l’humour. » Une blague n’en est une que si tout le monde rit. 
  4. « Ça arrive partout, on n’y peut rien. » La prévention fait reculer les violences.
  5. « Il/elle exagère. » On ne peut pas juger le ressenti d’autrui. 

Que faire si l’on est victime ou témoin ?

Si vous êtes concerné(e) :

➔ Parlez-en à quelqu’un de confiance

➔ Consultez un médecin si nécessaire

➔ Contactez : 3919 / 114 / 3018*

Si vous êtes témoin :

➔ Ne minimisez pas ce que vous avez vu

➔ Soutenez la personne

➔ Signalez si nécessaire

(*) 3919 : Violences Femmes Info

114 : numéro d’urgence pour personnes sourdes ou malentendantes

3018 : numéro d’urgence anti-cyberharcèlement

Non, certains propos ne passent plus. Mais ce que nous gagnons est précieux : un environnement où chacun peut se sentir respecté, entendu et protégé. Et si apprendre à mieux dire, c’était finalement apprendre à mieux vivre ensemble ?

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